Que faire en septembre au Pays basque quand l’été s’en va mais que la lumière, elle, reste ? C’est notre mois préféré, et on le dit sans détour. La foule est repartie, l’eau est encore bonne, les terrasses respirent enfin et la ville se remet à vivre pour elle-même. Voilà ce qu’on a retenu de septembre à Saint-Jean-de-Luz et autour : de la musique, des corsaires, du sport, et quelques tables où l’on mange vraiment bien.

Le mois s’ouvre en fanfare avec l’Académie Ravel, du 2 au 5 septembre. Ciné-concert Buñuel-Dalí, soirée « dans Grenade » à l’église Saint-Jean-Baptiste, L’Heure espagnole par l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine, et une soirée flamenco pour clôturer. Si vous aimez le classique, Ravel et les croisements franco-espagnols, c’est un début de mois en or.
Le vrai rendez-vous local, c’est L’Artha, les 19 et 20 septembre. Pour sa 24e édition, la promenade Jacques-Thibaud se transforme en musée à ciel ouvert : peinture, sculpture, photo, dessin, vidéo, avec des artistes professionnels comme amateurs. C’est convivial, c’est en bord de mer, c’est gratuit : exactement le genre de moment qu’on aime recommander.
Le même week-end, ce sont aussi les Journées européennes du patrimoine. Saint-Jean-de-Luz et Ciboure ouvrent des portes qu’on ne pousse pas d’habitude, dans le cadre du label Pays d’Art et d’Histoire. Et pour qui veut comprendre la ville en profondeur, les visites guidées « Cœur de ville » ont lieu tous les mercredis (3, 10, 17 et 24 septembre) : le port, les maisons d’armateurs, l’histoire du commerce maritime.
De l’autre côté de la baie, Ciboure n’est pas en reste. La saison culturelle s’ouvre le 12 septembre à la Plaine des Sports : cirque, danse urbaine, bibliothèque éphémère, et le spectacle Mirage de la compagnie Dyptik à 18h, le tout gratuit. Et pour les curieux d’histoire, les visites « Ciboure, cité corsaire méconnue » (11, 18 et 25 septembre) racontent un passé maritime qu’on soupçonne à peine en flânant sur les quais. Trois expositions se prolongent tout le mois, dont « Femmes du port », consacrée à la place des femmes dans l’histoire maritime locale.
Le gros rendez-vous, c’est le Triathlon de Saint-Jean-de-Luz, le 12 septembre. Cinq formats, dont une épreuve pour les enfants, avec départ au gymnase Urdazuri. Natation dans la baie, vélo sur la corniche, course en ville : même en spectateur, l’ambiance vaut le déplacement.
Les amateurs de sport basque ont aussi de quoi faire. La cesta punta continue au Jai Alai jusqu’au 4 septembre, avec les Internationaux professionnels : l’occasion de voir la pelote au plus haut niveau, dans une ambiance qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
Et à partir du 21 septembre, la ville relance son programme Donibane Multisport : longe-côte, marche nordique, gym douce. Pour ceux qui préfèrent le ballon ovale, l’Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympique reprennent leur saison à quelques minutes d’ici : un match le samedi, des tapas à Bayonne après, et retour à l’hôtel.
Septembre, c’est aussi le mois où le terroir se donne à goûter. Le rendez-vous à ne pas manquer : la visite guidée gourmande des Halles, le mercredi 23 septembre à 10h30. Rencontre avec les producteurs, dégustation de spécialités, une heure pour comprendre ce qui fait la cuisine d’ici (10 €, réservation obligatoire).
Pour aller plus loin, la campagne s’ouvre volontiers : visites de fermes Ossau-Iraty, miel, charcuterie Idoki du côté d’Ainhoa et d’Espelette. Notre journée idéale ? Les Halles le matin, un déjeuner basque, puis l’après-midi chez un producteur pour une dégustation de piment ou de fromage de brebis. Si vous cherchez des adresses de tables, notre guide des meilleurs restaurants de Saint-Jean-de-Luz est fait pour ça. Et le dimanche, le marché de producteurs de Ciboure (place Camille-Jullian) mérite le détour pour ses fromages, sa charcuterie et ses produits de la mer.
C’est peut-être ça, le secret de septembre : la côte sans la foule, l’océan encore chaud, et une ville qui reprend son rythme. Si vous cherchez d’autres idées pour bouger et vous inspirer au Pays basque, notre équipe est toujours là pour orienter votre séjour selon vos envies. Il reste des chambres pour l’arrière-saison — et c’est, de loin, le meilleur moment pour venir.